Pael'oKhan

Entrée du journal de Corsicanam

In RP mode

Entrée #17,
9ème mois, 88ème année de la Baronnie de Sirod // 41 AR (Après Révolution)
Troisième Ère

La guerre est une maîtresse inconstante. C’est la première chose que ma mère, le maître de guerre de la famille noble qu’elle servait, m’a enseigné quand je fus assez vieux pour commencer mon apprentissage. C’était là l’une des peu de choses qui me permettait de comprendre les marins, car la guerre et la mer sont similaires dans cette facette de leurs personnalités. C’était peut-être ce qui me permettait de comprendre Lazar, le capitaine de bateau titubant qu’on aurait pu appeler avec pudeur un corsaire. Bien que sa discipline m’échappait, je pouvais savoir que l’ancien (et futur) pirate sentait quand le moment était à l’attaque et quand il était le temps de défendre, les flux et reflux du combat étant naturel à celui qui connaissait la mer. C’est pour cette raison qu’il m’est difficile d’inscrire ces lettres sur le parchemin.

- Lazar, Capitaine de Bateau, tué au combat.

Nous avons finalement rassemblé nos forces, prêt à un nouvel assaut sur la forteresse gnoll. Un prêtre nous a rejoint dans la guilde des chasseurs il y a maintenant près de 20 jours. Ses pouvoirs curateurs sont impressionnants et ses capacités défensives en font un atout certain. Il est également efficace que celui-ci provienne également d’une armée, un ancien militaire comme le nain qui s’est également joint à nous. Bien que le nain soit un homme d’infanterie, je peux sentir qu’il possède une certaine maîtrise du combat en escouade qui pourra être utile à mes plans. Je verrai si je peux intégrer ces deux âmes martiales dans mes stratégies. Ils pourraient être des pièces centrales sur mon échiquier. Nous avons également enfin terminé de construire la salle de guerre. Déjà, je me sens plus à mon aise dans le hall de la guilde des Chasseurs. J’espère que nos efforts de cartographie pourront nous aider à avoir une vision plus complète de la zone entourant notre territoire. Déjà la visite que nous avons pu effectuer au camp de bûcherons que les hommes du lieutenant Kevjan ont installés, suite à ma recommandation quant aux fortifications de la ville, fourni déjà des retombés importantes. Économiquement, le travail est bon pour les soldats et les bûcherons, mais il permet également d’utiliser les hommes de la milice de la ville correctement, protégeant les routes et les environs de la cité plutôt que de resté cachée derrière les murs de Namis. Rien n’a jamais été grand en restant uniquement en défense. Après seulement cinq ou six mois depuis mon arrivé, la ville contrôle désormais directement un secteur d’action beaucoup plus important. Je suis sûr que les dirigeants fantoches pensent même qu’il s’agit de leurs idées. Mais, les soldats savent, eux. La force prime le droit. J’ai inspecté le camp et donner un sens à leur travail. Les éclaireurs peuvent désormais faire des rapports de plus en plus constants sur notre zone d’influence. Il faudra faire plusieurs choses pour faire fonctionner notre salle de guerre à un rythme valable pour la guerre qui s’annonce pour contrôler notre nouvelle province.

-Installer un système où les rapports d’éclaireurs sont constamment relayés à notre salle de guerre
-Obtenir des estimations de distance et de terrain pour notre grande carte.
-Établir des avant-postes sécuritaires sur notre route.

La chasse a été bonne. Notre petite escouade a pu mettre fin au contrôle du château que les gnolls occupaient à l’ouest. Nous avons même tué un de leurs prêtres, ceux qui invoquent l’énergie du démon majeur d’où provient leur force. Cependant, plusieurs gnolls manquaient à l’appel et semblaient avoir quitté le camp pour de bon. Les réponses m’échappent. Ont-ils fait une décision stratégique concertés de séparer leurs forces pour éviter la destruction complète ou bien y-a-t-il eu une lutte de pouvoir entre le chef de guerre gnoll et le chaman ? La réponse à ces questions illuminerait plusieurs questionnements sur leurs motivations et sur leurs intentions.

Mes recherches de la dernière semaine m’ont peut-être proposé une solution pour ce qui est de la situation avec Lazar. Je n’ose l’écrire et la simple pensée…*gribouillis illisible*

En d’autres nouvelles, Nicola semble avoir bien pris à notre enseignement. Elle dévore les textes que nous lui donnons, désormais capable de comprendre les livres écrits en commun. J’ai commencé à lui apprendre l’alphabet draconique, les subtilités lui faisant plisser les yeux avec effort. Je me demande si j’étais ainsi quand j’étais jeune. Les langues n’étaient pas un sujet où j’excellais, même si j’y étais plus que capable. L’étude a toujours eu un but pratique pour moi. Les livres de penseurs, les livres d’histoires, les livres de science : tout n’est présent que pour parfaire sa connaissance de l’univers et pouvoir s’en servir. À son avantage. Ou au désavantage de ses adversaires. Il me vient une idée pour orienter l’enseignement de la petite. Est-ce ce que ma mère aurait appelé de l’affection ? Sans doute. Mais, ma mère a toujours eu un drôle de conception des émotions.

-Corsicanam III, Legio VI Vitrificum

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